Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, nous passons à l’heure d’hiver : à 3 h, il sera 2 h. Une heure de sommeil en plus sur le papier, mais pour beaucoup de personnes, quelques jours de fatigue, de faim décalée et d’envies sucrées en fin d’après-midi. La raison est simple : notre horloge interne et nos horaires de repas ne se recalent pas en une nuit. Voici comment accompagner ce changement avec votre assiette.
Pourquoi l’heure d’hiver bouscule-t-elle l’appétit et l’énergie ?
Parce que notre horloge biologique, réglée sur la lumière, met quelques jours à s’ajuster, alors que nos repas, eux, sont décalés d’un coup. Pour la plupart des personnes, l’adaptation prend quelques jours.
Concrètement, votre corps a gardé son rythme de l’heure d’été : il réclame le déjeuner environ une heure plus tôt à la pendule, et la fatigue du soir arrive plus tôt, avec une nuit qui tombe dès la fin d’après-midi. D’où ces petits signes que l’on retrouve chaque année :
- une faim qui se manifeste avant l’heure habituelle du déjeuner ;
- un coup de mou vers 16 h ou 17 h, avec des envies de sucré ou de réconfort ;
- l’envie de dîner plus tard ou de grignoter le soir, simplement parce que « la nuit est tombée ».
Ces réactions sont normales et temporaires. L’objectif est de les accompagner, sans les subir ni les compenser par des écarts.
5 réflexes pour garder vos horaires de repas
1. Décalez vos repas progressivement. Plutôt que de passer d’un coup à l’horaire de la nouvelle pendule, avancez ou reculez vos repas par paliers d’environ 15 minutes sur 3 à 4 jours. Si la faim arrive trop tôt, une boisson chaude non sucrée (infusion, eau chaude citronnée) aide à patienter jusqu’au repas, sans grignoter.
2. Gardez les mêmes horaires la semaine et le week-end. Des chercheurs parlent de « jetlag alimentaire » lorsque les repas du week-end sont décalés de plusieurs heures par rapport à ceux de la semaine. Une heure d’écart au maximum aide votre organisme à garder ses repères.
3. Prenez la lumière du jour dès le matin. La lumière naturelle est le premier signal qui recale l’horloge interne. Quelques minutes dehors avant de commencer la journée, par exemple à pied, font déjà la différence. La marche est un bon moyen de s’y mettre.
4. Ne repoussez pas le dîner trop tard. Quand la nuit tombe tôt, on a tendance à décaler le repas du soir. Ne le supprimez pas pour autant : le dîner est un vrai repas. Prévoyez-le à une heure normale. Vous trouverez nos explications dans l’article Le dîner fait-il grossir ?.
5. Anticipez la fringale de fin d’après-midi. C’est le moment où l’énergie baisse et où la nuit tombe. Un déjeuner complet (protéines et légumes) et une boisson chaude vers 16 h aident à tenir. Pour faire la différence entre une vraie faim et une simple envie, lisez Faim ou envie : apprendre à faire la différence.
Que mettre dans l’assiette pour passer le cap ?
L’heure d’hiver coïncide avec les légumes de saison, qui s’y prêtent bien :
- Au déjeuner : une source de protéines et des légumes cuits (poireaux, champignons, brocoli ), pour tenir jusqu’au soir sans coup de barre.
- Au dîner : un repas chaud et digeste, comme une soupe, un velouté ou un plat mijoté. Pensez aussi à boire chaud en dehors des repas.
- Entre les repas : boissons chaudes non sucrées, et un peu de patience : la faim diminue quand les horaires se stabilisent.
Vous manquez d’idées de saison ? Découvrez nos carnets de saison, avec des recettes autour du poireau, des champignons, du brocoli, de la grenade, de la figue ou du fenouil.
C’est aussi le moment où le soleil se fait plus rare. Notre article sur la vitamine D et le moral vous donne des repères pour l’automne. Et si vous vous demandez pourquoi l’appétit augmente en hiver, la réponse est dans Pourquoi a-t-on naturellement plus faim en hiver ?.
L’essentiel à retenir
- Le décalage entre l’horloge interne et la pendule explique la faim anticipée et les coups de fatigue.
- Décalez vos repas par petits paliers et gardez des horaires réguliers, semaine et week-end.
- Exposez-vous à la lumière naturelle le matin.
- Gardez un vrai dîner, à heure raisonnable.
- Anticipez la fin d’après-midi avec un déjeuner complet et une boisson chaude.
Questions fréquentes
Le changement d’heure fait-il grossir ? Le changement d’heure lui-même ne fait pas grossir. Ce sont plutôt les habitudes qui peuvent suivre : grignotage, repas pris plus tard, envies de réconfort. C’est pourquoi il est utile de garder des horaires réguliers.
Combien de temps faut-il pour s’adapter à l’heure d’hiver ? Pour la plupart des personnes, quelques jours suffisent. Cela varie d’une personne à l’autre, selon le rythme de vie et la sensibilité au changement.
Faut-il manger plus quand il fait froid ? L’appétit a tendance à augmenter en hiver. Écoutez votre faim, en privilégiant des repas chauds et complets plutôt que le grignotage.
Peut-on être accompagnée pour retrouver un rythme alimentaire ? Oui. Une nutritionniste MG PEP’S vous aide à organiser vos repas, vos horaires et vos associations alimentaires selon votre vie, au cabinet ou en visio.
Besoin d’un accompagnement ?
Vous avez du mal à garder vos repères alimentaires avec la saison ? Prenez rendez-vous avec une nutritionniste MG PEP’S : le premier rendez-vous est offert et permet de choisir le suivi le plus adapté à vos besoins.







