La perte de masse grasse n’est ni homogène ni prévisible. Malgré une alimentation perçue comme équilibrée et une activité physique régulière, certaines zones du corps semblent résister durablement aux efforts entrepris. Abdomen, hanches, cuisses, bras ou encore région sous-mentonnière figurent parmi les localisations les plus fréquemment concernées.
Ce phénomène, souvent interprété comme un échec personnel, repose en réalité sur des mécanismes physiologiques complexes, impliquant le tissu adipeux, les hormones, le système nerveux et l’inflammation chronique.
Comprendre ces mécanismes permet de sortir d’une lecture simpliste de la perte de poids et d’adopter une approche plus respectueuse du fonctionnement du corps, et surtout… finir par se débarrasser de ces graisses localisées résistantes !
1. Le tissu adipeux : un organe métabolique à part entière
Longtemps considéré comme un simple réservoir énergétique, le tissu adipeux est aujourd’hui reconnu comme un organe endocrinien actif. Il produit et répond à de nombreuses hormones (leptine, adiponectine, cytokines inflammatoires), influençant directement le métabolisme global.Tous les tissus adipeux ne possèdent pas les mêmes propriétés. Les zones dites « résistantes » présentent :
• une densité élevée de récepteurs alpha-2 adrénergiques, qui freinent la libération des acides gras
• une moindre sensibilité aux catécholamines impliquées dans la lipolyse
• une vascularisation plus faible, réduisant l’accès aux graisses stockées
Ces caractéristiques rendent le déstockage plus lent et expliquent pourquoi certaines zones sont mobilisées en dernier, indépendamment de la volonté ou de la rigueur alimentaire.
2. Le rôle central de l’insuline dans le stockage localisé
L’insuline est une hormone clé dans la régulation énergétique. Son rôle principal est de permettre l’entrée du glucose dans les cellules. Toutefois, une sécrétion fréquente ou excessive favorise le stockage lipidique et inhibe la lipolyse.
Lorsque la glycémie est instable, avec des pics répétés suivis de chutes rapides, le corps privilégie la mise en réserve. Certaines zones, génétiquement et hormonellement programmées, deviennent alors des sites de stockage préférentiels.
Une hyperinsulinémie chronique, même modérée, suffit à empêcher l’accès aux réserves graisseuses, en particulier dans les tissus déjà peu sensibles à la lipolyse.
3. Stress, cortisol et résistance à la perte de graisse
Le cortisol, hormone du stress, joue un rôle adaptatif essentiel à court terme. En revanche, lorsqu’il est sécrété de manière chronique, il devient un facteur majeur de résistance à la perte de graisse.Un excès de cortisol est associé à :
• une augmentation du stockage abdominal
• une dégradation de la sensibilité à l’insuline
• une élévation de l’inflammation de bas grade
Le corps interprète le stress prolongé comme un signal de danger. Dans ce contexte, la conservation des réserves énergétiques devient prioritaire, en particulier dans les zones stratégiques pour la survie.
4. Influence des hormones sexuelles sur la répartition des graisses
Les hormones sexuelles, notamment les œstrogènes, influencent fortement la localisation du tissu adipeux. Les variations hormonales liées au cycle menstruel, à la contraception hormonale, à la grossesse ou à la périménopause modifient la distribution des graisses corporelles.
Une dominance œstrogénique ou un déséquilibre hormonal peut favoriser le stockage au niveau :
• des hanches
• des cuisses
• du bas-ventre
Ces zones deviennent alors plus résistantes, même en cas d’ajustement alimentaire pertinent.
5. Inflammation chronique : un frein sous-estimé au déstockage
L’inflammation de bas grade, souvent silencieuse, constitue un frein majeur à la perte de graisse localisée. Elle altère :• la communication hormonale
• la circulation sanguine et lymphatique
• la capacité du tissu adipeux à libérer les acides gras
Une alimentation pro-inflammatoire, riche en produits ultra-transformés, sucres raffinés et graisses oxydées, entretient ce terrain inflammatoire. Le tissu adipeux devient alors rigide, moins réactif aux signaux de déstockage.
6. L’approche MG PEP’S : l’importance des combinaisons alimentaires
L’approche MG PEP’S repose sur un principe fondamental : la réponse hormonale à un repas dépend autant des associations alimentaires que des aliments eux-mêmes.
Au-delà de la quantité, la qualité et la combinaison des macronutriments conditionnent la stabilité glycémique et l’orientation métabolique vers le stockage ou le déstockage.
Combinaisons alimentaires favorables
Certaines associations permettent de limiter les pics glycémiques et de soutenir l’accès aux réserves graisseuses :
• protéines + légumes + bonnes graisses
• fibres + protéines
• glucides complexes associés à des fibres
Ces combinaisons ralentissent l’absorption du glucose, modèrent la sécrétion d’insuline et soutiennent la satiété.
Exemples fonctionnels :
• légumineuses associées à des légumes et une source de lipides
• poisson accompagné de légumes et d’huile d’olive
• oeufs associés à des légumes et des oléagineux
Ces structures de repas favorisent un environnement hormonal propice au déstockage.
7. Associations alimentaires défavorables
Certaines associations, bien que courantes, favorisent le stockage, y compris lorsqu’elles impliquent des aliments réputés « sains ».
Acides et amidons
Cette association est fatale pour la prise de poids. Elle créer des toxines qui vont venir encrasser l’organisme, empêcher la perte de poids et surtout favoriser le stockage des graisses localisées.
Exemples :
• tarte aux fraises
• tarte aux fraises
• frites avec ketchup
• taboulé
Glucides rapides associés aux graisses
Cette combinaison stimule fortement l’insuline et oriente le métabolisme vers la mise en réserve.Exemples :
• viennoiseries
• pain blanc et fromage
• desserts sucrés après un repas déjà riche
Glucides consommés seuls
L’absence de fibres et de protéines entraîne des variations glycémiques importantes.
Exemples :
• jus de fruits isolés
• céréales raffinées
•c ollations sucrées
Produits ultra-transformés à image “healthy”
Barres protéinées industrielles, produits allégés sucrés ou boissons végétales sucrées entretiennent une instabilité métabolique malgré une apparence nutritionnelle rassurante.
8. Le corps ne bloque pas, il s’adapte
Lorsque le corps est exposé à :
• un stress chronique
• une restriction alimentaire excessive
• une instabilité glycémique répétée
• de mauvaises associations alimentaires
il active des mécanismes de protection. La résistance à la perte de graisse n’est pas une anomalie, mais une réponse adaptative visant à préserver l’équilibre interne.
Dans ce contexte, insister sur la restriction ou la sur-sollicitation physique peut renforcer les mécanismes de défense.
La résistance de certaines zones de graisse repose sur une combinaison de facteurs biologiques, hormonaux et métaboliques. Elle ne reflète ni un manque de rigueur ni une défaillance personnelle.Comprendre le rôle des hormones, de l’inflammation et des associations alimentaires permet d’adopter une approche plus cohérente avec la physiologie humaine.
Stabiliser la glycémie, réduire l’inflammation et respecter les signaux du corps constitue une stratégie plus efficace et durable que la simple restriction calorique.
Dans cette perspective, l’alimentation devient un levier de régulation, et non un outil de contrôle.







